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Cyd Jolly Roller

Entièrement formé en 2007, Cyd Jolly Roger se compose
alors d’un violoniste, un batteur, un bassiste et de deux guitaristes. Tous se
connaissaient avant, par le biais d’une école de musique moderne de Béziers, l’APEMM,
et par leur appartenance à différents groupes, ainsi qu’à leur passage par le
conservatoire d’agglomération de Béziers méditerranée en musique, danse, et art
dramatique. Leur moyenne d’âge est de 18 ans.
Après diverses expérimentations, le groupe, nourri de nouvelles influences,
s’essaye à des morceaux imprégnés de styles variés, justifiés par l’envie d’une
ouverture la plus large possible, alliant avec nonchalance rock psychédélique,
progressif sans excès et folk brinquebalante . 60’s, 70’s et beat electro sont
palpés, malaxés entre des mains à peine mures. Ils rechignent à l’idée de nommer
leur style et le font savoir en proposant une poignée de concerts aux sets
hétéroclites dans la région de Béziers.
Quelques dates marquent leur avancée, la deuxième place au concours
départemental JMF leur donne la possibilité de se produire à la fête de la
musique en 2008 à Béziers. La majorité de leurs apparitions se font dans
quelques bars comme le Korrigan à Béziers, Le Baloard et le Up and Down à
Montpellier. Ils côtoient des scènes plus grandes comme la salle Victoire 2 de
Saint Jean de Vedas grâce à leur engagement auprès de jeunes associations
caritatives, la salle Zinga Zanga de Béziers lors du festival Let there be rock
ou encore durant la féria de Béziers sur une des scènes principales. En fin 2008
ils s’inscrivent au concours de l’association Vulcarock et deviennent les
vainqueurs de l’année 2009 après de nombreux duels et concerts.
Leur style de composition évolue petit à petit, et se manifeste après un
assemblage culturel en congloméra de diverses parties, en un patchwork musical
rassemblant différentes influences telles que The Brian Jonestown Massacre,
Spacemen 3, Pink Floyd et Sonic Boom mais aussi Yeasayer, Fleet Foxes, Prince
Rama of Ayodhya jusqu’aux polyphonies et instrumentalisations du monde.
Chaque morceau doit éviter de se résumer en une émotion, une humeur, mais plutôt
à un kaléidoscope où chaque auditeur va piocher ses sentiments. Ils décident
d’enregistrer deux titres chez l’Infernale Machine à Béziers au début de l’année
2009. Cela leur permet de se faire remarquer par l’association Hunter &
Collector qui les font jouer à La Villa Rouge pour le « festival pré-printemps
», puis repérés par Art Collectiv’, ils participent au festival « On a marché
sur la Lune » et travaillent aussi pour le festival «Rien à voir ». Ils
participent ainsi à plusieurs manifestations artistiques mélangeant les
disciplines: ils expérimentent les ciné-concerts au cinéma Le Palace de Béziers
avant la projection de films s’inscrivant dans l’univers de la musique rock (
Shine a Light de Martin Scorsese , Joy Division réalisé par Grant Gee) ; ils se
produisent aussi dans le centre culturel alternatif La Suite à Paris lors de
soirées mêlant théâtre, concerts et performances, organisée par le collectif La
Rétrogarde , côtoyant donc aussi les artistes avant-gardistes parisiens et leurs
milieux.
Maintenant installés à Montpellier pour leurs études, ils comptent un nouveau
membre pour faciliter leurs représentations et insèrent de nouveaux instruments
sur scène comme le sitar indien, la flûte ou le synthétiseur. Le Cyd Jolly Roger
poursuit son chemin s’enivrant des richesses de toutes les cultures et de toutes
les générations.